Les Troqueurs à Bastille

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Re: Les Troqueurs à Bastille

Message  NablaGerb le Mer 18 Nov - 18:26

Bonsoir Chrychry,
Je ferai volontier office d'archiviste d'Opalescences: j'ai consulté François-Joseph Fétis "Biographie universelle des musiciens", Paris, 1875, 10 volumes. Joachim m'a un jour confiè qu'il est aussi consultable sur la toile.
Antoine DAUVERGNE, surintendant de la musique du Roi et directeur de l'Opéra, est né à Clermont-Ferrand le 4 octobre 1713, et mort à Lyon le 12 février 1797 (c'est dur de mourir au printemps tu sais, mais bon, il avait fuit la guillotine parisienne qui faisait rage cette année-là). S.t.p., Chrychry, ne riez pas, ce serait mal vu.
En 1753 Dauvergne écrit "Les Troqueurs", qu'on nomme ici opéra-comique, mais qui est en fait une imitation des intermèdes de l'opéra italien.
Lorsque Mondonville quitta en 1762 le Concert Spirituel, Dauvergne s'en chargea. Si j'avais été contemporain, je lui aurais souhaîté bienvenue et bonne chance. Pour cette dernière, je pense que Lyon fait honneur à ses os.
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Re: Les Troqueurs à Bastille

Message  NablaGerb le Jeu 19 Nov - 9:27

Petite ajoute, que je ne peux plus coller au message précédent: La Library of Congress, à Washington, possède le livret de cette oeuvre. On y apprend que le texte de cet intermède est sorti de la plume de mr. Vadé. Aussi qu'il eut sa première sur le Théatre de la Foire de Saint-Laurent le 30 juillet 1753, suivi de "Rien" (vous comprendrez que c'est le titre d'un autre intermède). Le catalogue de Washington précise que "Les Troqueurs" était une parodie des parodies de Triton et de l'Aurore. Parodier amène souvent de l'argent dans la bourse, preuve en est que le livret fut réédité en 1759 et 1761. Nos lecteurs attentifs auront immédiatement mis un lien vers "Le Neveu de Rameau" de Diderot, écrit et édité en 1762, où le neveu n'est autre qu'une parodie de son oncle.
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Les Troqueurs à Bastille

Message  Nicole le Jeu 19 Nov - 11:17

LES TROQUEURS. Je trouve là une référence à La Fontaine Nablagerb: http://operabaroque.fr/DAUVERGNE_TROQUEURS.htm

"Les Troqueurs, intermède ou opéra bouffon en huit scènes a été composé sur un livret écrit par Jean-Joseph Vadé (1719 - 1759), à partir du conte de La Fontaine, à la demande de Jean Monnet, directeur du théâtre de la foire Saint-Laurent. Celui-ci, voulant confondre les partisans de la musique italienne, avait demandé à Vadé de tirer une pièce d'un conte de La Fontaine, et à Dauvergne, alors surintendant de la musique du Roi, de composer la musique. Il présenta l'oeuvre comme celle d'un musicien italien de Vienne auquel il aurait envoyé les paroles, et elle fut créée, avec succès, le 30 juillet 1753, à la Foire Saint-Laurent, en pleine Querelle des Bouffons, précédée de la Coupe enchantée, et du Suffisant.
Dans ses Mémoires, Jean Monnet raconte que, venant de Londres, il avait obtenu l'agrément du Roi, en décembre 1751, pour la réouverture de l'Opéra-Comique, et avait installé son théâtre à la Foire Saint-Laurent, en février 1752. Il bénéficiait de la collaboration d'Arnoult, de Leuze et de Boucher, pour les décorations. Après le départ des Bouffons, sur le jugement impartial que des gens d'un goût très sûr avaient porté de leurs pièces, je conçus le projet d'en faire faire à peu près dans le même goût par un musicien de notre nation. M. d'Auvergne me parut le compositeur le plus capable d'ouvrir avec succès cette carrière. Je lui en fis faire la proposition et il l'accepta. Je l'associai avec M. Vadé et je leur indiquai simplement un sujet de La Fontaine. Le plan et la pièce furent faits dans l'espace de quinze jours. Il fallait prévenir la cabale des Bouffons ; les fanatiques de la musique italienne, toujours persuadés que les Français n'avaient pas de musique, n'auraient pas manquer de faire échouer mon projet. De concert avec les deux auteurs, nous gardâmes le plus profond secret. Ensuite, pour donner le change aux ennemis que je me préparais, je répandis dans le monde et je fis répandre que j'avais envoyé des paroles à Vienne à un musicien italien qui savait le français et qui avait la plus grand eenvie d'essayer ses talents dans cette langue. Cette fausse nouvelle courut toute la ville et il n'était plus question que de faire une répétition de la pièce. Fort des encouragements reçus lors de deux représentations en privé, Monnet se lança. La première représentation fut un triomphe. Les plus zélés partisans des Bouffons, convaincus que la musique des Troqueurs était bien de facture italienne, félicitèrent chaudement le directeur d'avoir découvert un nouveau talent. Aussi charmé de leur bonne foi que de l'heureuse tromperie que je venais de leur faire, je leur présentai M. d'Auvergne comme le véritable Orphée de Vienne. Ce fut un beau scandale ! Furieux d'avoir été dupés, les Bouffonnistes se mirent à dénigrer Dauvergne, tout en affirmant que le succès n'était dû qu'à l'habileté du pastiche. Le succès s'avéra toutefois durable.
Le Mercure de France put écrire : La musique de cet intermède, le premier que nous ayons eu en France dans le goût purement italien est de M. Dauvergne. Il n'y a personne qui n'ait été étonné de la facilité qu'a eue ce grand harmoniste à saisir un goût qui lui était tout à fait étranger. Le désir de voir une chose si singulière a attiré tout Paris à ce spectacle, et le plaisir y a appelé tous ceux qui sont sensibles aux charmes d'une bonne musique.
Le succès se prolongea jusqu'au 9 septembre 1753, date à laquelle Les Troqueurs furent retirés de l'affiche, pour la raison que les recettes faisaient ombrage à l'Opéra (!). En fait, l'ouvrage fit surtout du tort aux pièces en vaudevilles, et la reprise des Nymphes de Diane, opéra-comiqe de Favart, fut un échec.
Au printemps 1754, pendant la semaine de la Passion, période de fermeture de l'Opéra, Monnet l'inscrivit à nouveau à l'affiche.
Les Troqueurs furent repris au Théâtre de la Monnaie, à Bruxelles, en janvier/février 1754, puis en 1761, 1765, puis chaque année de 1771 à 1776, ainsi qu'à Paris, au Théâtre de Bourgogne, en avril 1769, et au Théâtre de la Cité, le 4 octobre 1797.
L'oeuvre inspira une parodie, le Troc, de Farin de Hautemer, donnée à la Foire, en 1756".

Personnages : Lubin, amant de Margot ; Lucas, amant de Fanchon ; Margot, fiancée de Lubin ; Fanchon, fiancée de Lucas.

Argument
"Lubin , qui est fiancé avec Margot, la trouve trop égrillarde, trop vive , trop grondeuse, et lui préférerait Fanchon , que doit épouser Lucas. Celui-ci, au contraire, aimerait mieux Margot, parce que Fanchon est indolente et paresseuse. Ils se confient leur manière de penser à cet égard , et se déterminent à troquer. Ils préviennent en conséquence les deux fiancées, qui, d'abord , paraissent fort étonnées, mais qui , après s'être dit quelques mots à l'oreille, feignent d'accepter le change. Margot, restée seule avec Lucas , le traite si bien, qu'il est au désespoir d'avoir voulu changer. Lubin n'a pas raison d'être plus satisfait de Fanchon. de sorte que les deux amants veulent s'en tenir à leur premier marché ; mais Fanchon et Margot s'y opposent. Après s'être bien fait prier, après avoir vu les troqueurs à leurs genoux , elles consentent enfin à s'en tenir à la première disposition qui avait été faite. Margot épouse Lubin , et Fanchon devient la femme de Lucas. (Annales dramatiques)"

"La musique de cet ouvrage est la première de ce genre qui ait été faite et jouée en France. Quelques années auparavant, on avait permis à une troupe de bouffons italiens de jouer, sur le théâtre de l'Opéra, des intermèdes de Pergolèse, et d'autres compositeurs d'Italie. C'est à ces deux époques différentes qu'il faut reporter le goût d'une partie de la nation pour ces nouveaux spectacles. Jamais révolution ne fut plus prompte. Les Lullistes, déjà découragés, gardèrent le silence. Les partisans de Rameau en furent accablés ; et les enthousiastes de cette nouvelle musique s'emparèrent du champ de bataille. C'est alors que s'alluma cette guerre musicale , où J.-J. Rousseau , presque seul, fit tête à tant d'adversaires, et l'emporta sur eux par l'esprit, l'éloquence et le raisonnement. Après le départ des bouffons, sur le jugement impartial que des gens d'un goût sûr avaient porté de leurs pièces, Monet, alors directeur de l'Opéra-Comique, conçut le projet d'en faire composer, à peu près dans le même goût, par un musicien français. Il jeta les yeux sur D'Auvergne, qui lui parut le plus propre à la réussite de ce projet. En moins de quinze jours, Vadé fit le poème, et D'Auvergne la musique. Il ne restait plus qu'à déjouer la cabale des bouffons. En effet, les amateurs de la musique italienne, toujours persuadés que nous n'avions point de musique en France , n'auraient pas manqué de faire échouer ce grand dessein. On garda donc là-dessus le silence le plus profond ; et, pour leur faire prendre le change , Monet fit répandre dans le monde qu'il avait envoyé à Vienne un poème français, à un musicien italien qui connaissait la langue. Déjà , il ne s'agissait plus que de répéter la pièce. M. de Curis, qui était dans la confidence, seconda le directeur ; et la répétition fut faite chez lui par les principaux symphonistes de l'Opéra, et par quatre sujets chantants du premier mérite. Dans cette répétition , où il y avait peu de monde, et presque tous amateurs de la musique française, les avis furent partagés sur le sort de la pièce, qui, quoique jouée et chantée à l'Opéra-Comique par des acteurs qui ne savaient pas la musique , ne laissa pas que d'être applaudie. Les bouffonistes, persuadés que cette musique avait été faite à Vienne , par un musicien italien, en complimentèrent Monet, et se confirmèrent encore plus dans l'idée qu'ils avaient que la musique italienne était supérieure à la nôtre. Alors , aussi charmé de leur bonne-foi que de la réussite de son stratagème, Monet leur présenta D'Auvergne , comme le véritable Orphée de Vienne." (Annales dramatiques - 1812)"

Synopsis
Scène 1 - Lubin annonce qu'il doit épouser Margot, mais qu'il n'est pas pressé compte tenu de son "humeur volage".
Scène 2 - Lucas, de son côté, doit épouser Fanchon, mais la trouve "lente et paresseuse". Après avoir dénigré leurs fiancées, Lubin et Lucas s'aperçoivent qu'ils feraient mieux d'échanger leurs promises.
Scène 3 - Lubin et Lucas annoncent à Fanchon et Margot qu'ils ont décidé de procéder à l'échange. Les fiancées refusent d'abord, mais Fanchon est d'avis d'accepter et Margot feint d'accepter également.
Scène 4 - Lucas est d'abord heureux, mais Margot lui annonce qu'elle est dépensière, qu'elle aime les jeux et la danse et qu'à défaut, elle peut se transformer en furie.
Scène 5 - Lucas commence à regretter Fanchon, et court la retrouver.
Scène 6 - Lubin, de son côté, s'est également lassé de la nonchalance de Fanchon.
Scène 7 - Lubin demande à Margot de le reprendre, mais celle-ci fait la difficile.
Scène 8 - Lubin et Lucas demandent à leurs fiancés de les reprendre. Celles-ci en profitent pour leur arracher des serments. Lucas promet de "filer doux" et "d'obéir sans cesse", Lubin accepte que Margot soit la "maîtresse au logis". L'allégresse règne enfin.

Le synopsis est aussi sur le site Ars musica

"Las de leurs fiancées à la veille de se marier, deux jeunes gens décident de "troquer" leurs belles, l'un se plaignant d'une Margot "jaseuse, gausseuse" et qui "prend feu", l'autre déplorant une Fanchon "lente et paresseuse". Margot démontrant son fort tempérament à son second fiancé, celui-ci revient à son premier choix, et tout retourne à la case départ. Ces dames profiteront, tout de même, de ce troc assez mufle pour domestiquer leur futur époux "nous en ferons, ma foi, de commodes époux".
En trente-cinq minutes, Dauvergne a écrit une oeuvre sans prétention mais alerte. Le rythme dramatique est vif, ne musarde jamais. Les récitatifs vont droit au but et les mélodies simples servent astucieusement le texte. Hormis dans l'ouverture tripartite, l'orchestre se résume aux cordes, là aussi alertes. Il faut regarder ces Troqueurs comme une borne-témoin de son époque cette par-tition enregistre l'incroyable changement de sensibilité, de goût et d'ouïe musicale qui déferla sur toute l'Europe vers 1750. Une musique simple, naturelle et agile n'était cultivée que dans les inter-mèdes et opéras-bouffes italiens ; la France n'avait que son trop rudimentaire vaudeville à proposer à une telle aspiration. Avec tout son cortège d'arguments plus ou moins de bonne foi, la Querelle des Bouffons était en place. Imitant astucieusement les ouvrages scéniques de Pergolèse, Dauvergne apporta sa contribution, mâtinant goûts français et italien." (Opéra International - avril 1994)

Représentations :

Paris - Cité de la Musique - 14 mai 2009 - Chateau-Thierry - Festival Jean de la Fontaine - 15 mai 2009 - Académie baroque européenne d'Ambronay - direction artistique et musicale Serge Saitta - mise en scène Pierre Kuentz - chorégraphie Evguenia Chtchelkova - costumes David Messinger - lumières Adèle Grépinet - scénographie Antoine Vasseur - avec Andrea Puja (soprano), Annastina Malm (mezzo-soprano), Benjamin Alunni, Marcos Garcia Guitierrez (barytons basses)

Théâtre de Bourg en Bresse - 25, 26 septembre 2008 - Amilly - près Montargis - Espace Jean Vilar - 23 octobre 2008 - Académie baroque européenne d'Ambronay - dir. Serge Saitta - mise en scène Pierre Kuentz - chorégraphie Evguenia Chtchelkova - costumes David Messinger - lumières Adèle Grépinet - scénographie Antoine Vasseur avec Andrea Puja (soprano), Annastina Malm (mezzo), Benjamin Alunni ( barytons basse), Marcos Garcia Guitierrez (baryton basse)

Opéra Magazine - novembre 2008
"Parus en plaquette dès 1672, insérés dans l’édition collective des contes en 1674, Les Troqueurs de La Fontaine éveillent en 1733 la verve du bon Antoine Dauvergne, peut-être plus grand commis de l’État qu'éblouissant compositeur. Ce n’est sans doute pas du meilleur cru, ni de l’un ni de l’autre, d’ailleurs. Mais sur cette histoire qui rappelle évidemment Marivaux, Goldoni et... Cosi fan tutte, Dauvergne greffe une partition « légère et court vêtue», un intermède en huit scènes. Point de prologue (remplacé ici par quelques mouvements saltatoires à six ou sept instruments), ni de style vraiment défini : on navigue entre l’esthétique de l’opéra-comique français et la bouffonnerie de la commedia dell'arte.
Au prix de quelques modifications : des noms déjà. Etienne/Tiennette, Jeanne/Gille deviennent Margot/Lubin et Fanchon/Lucas, tandis que « sire notaire» Oudinet laisse son magistère, dans la mise en scène de Pierre Kuentz à une sémillante danseuse à moitié nue, talentueuse certes, mais plus encore impérieuse et fort étrangère au contexte stylistique et à l’esprit des Lumières, couvrant par exemple les « troqueurs» de son implacable sadisme ou, de son ample jupe, leurs jeux sexuels à peine cachés. Il faut bien émoustiller le public... Mais le Siècle de l’Encyclopédie ne se ramène point à Sade, ni aux gravures libertines illustrant Le Portier des Chartreux...
De ce bref tableautin (une heure et quart) en partie réussi, que peut-on dire ? Du bon et du moins bon. En dehors de quelques scènes bien venues (la danseuse, à la fin, métamorphosée en Danaé recevant du ciel sa part de billes argentées !), l’ensemble paraît un peu terne et trop souligné, comme si le public du XXIe siècle attendait le metteur en scène pour percer les intentions des auteurs. On finit même, çà et là, par languir, voire s’ennuyer, alors que texte, musique, acteurs/chanteurs voudraient crépiter, « s’éclater ». En premier lieu, Fanchon, qu’on brime à faire la gourde, sinon à devenir chiffe molle quand son partenaire, excellent sosie d’Arlequin/Figaro, avec un gag à la minute (ah, ce pantalon qui ne veut pas descendre !) ne cherche, lui aussi, qu’à exploser.
Puisque ce spectacle de l’Académie baroque européenne d’Ambronay doit voyager (notamment le 14 mai 2009 à la Cité de la Musique), soyons constructifs : mieux assurer les gags, d’abord améliorer, éclaircir la prononciation, ensuite (on perçoit 5 % du texte) nous épargner sur scène, avant le spectacle, les quatorze minutes d’accordailles des instruments (fort bons d’ailleurs), plus la moitié encore à mi-parcours ; et, surtout, libérer les interprètes, les laisser bondir et divertir le public - qui n’attend que ça ! Sinon, on en restera au travail expérimental, au tremplin pour jeunes, mais sans atteindre le grand art — même léger."

Schloss Waldegg - 9 au 13 août 2006 - Cantus Firmus - dir. Andreas Reize

Londres - 1983 - London Baroque Dance Theatre - dir. Stephen Preston - avec Marie-José Sanchez, Maria Elena Tintes, Gustavo Beruete, Luis Alvarez
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Re: Les Troqueurs à Bastille

Message  NablaGerb le Jeu 19 Nov - 12:38

Inoui, toutes ces informations que les sites du www m'ont tus. Il faut en conclure que l'Europe n'est pas du tout unie, du moins que les petits reçoivent moins de nourriture intellectuelle que les grands, qui souvent en font un vil usage!
Le peu que j'avais trouvé se lit sur "GRAND THÉÂTRE DE PROVENCE. AIX-EN-PROVENCE".
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Re: Les Troqueurs à Bastille

Message  Nicole le Ven 20 Nov - 19:57

Merci pour vos informations sur cette oeuvre inconnue dans ma prairie
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Re: Les Troqueurs à Bastille

Message  Chrysemyde le Mer 25 Nov - 10:21

Programme:Bastille.
-Vendredi 27 novembre, 20 heures
-Samedi 28 novembre
-Lundi 30 novembre
-Mercredi 2 décembre
-Vendredi 4 décembre
-Samedi 5 décembre
Bon courage pour ces semaines de rude travail aux chanteurs, musiciens, etc.
Bon courage Saskia!
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Re: Les Troqueurs à Bastille

Message  NablaGerb le Mer 25 Nov - 11:55

Comme c'est toujours avantageux de pouvoir faire connaître au grand public une oeuvre historique perdue de vue, mais qui mérite de la faire redécouvrir, je vous souhaîte tout succès dans cette entreprise louable (du latin laudare). Et comme aurait dit Edmund Hillary (d'illustre mémoire, il est décédé récemment) vous montez de deux stations!
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Re: Les Troqueurs à Bastille

Message  Chrysemyde le Sam 28 Nov - 18:36

Alors, ces concerts, comment se passent-ils?? cat
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Re: Les Troqueurs à Bastille

Message  Chrysemyde le Ven 4 Déc - 14:01

Les musiciens semblent trop occupés pour répondre. Comme d'hab.

Jean Paul, j'ai appris que vous étiez à Paris et que vous serez à Bastille samedi? Vous nous direz? Cela m'intéresse. cat cat
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Re: Les Troqueurs à Bastille

Message  Jean-Paul le Dim 6 Déc - 11:09

Chrysemyde a écrit:Les musiciens semblent trop occupés pour répondre. Comme d'hab.

Jean Paul, j'ai appris que vous étiez à Paris et que vous serez à Bastille samedi? Vous nous direz? Cela m'intéresse. cat cat

En effet, Chrychry, j'ai assisté hier à Bastille à la dernière représentation des Troqueurs (courte pièce précédée de La répétition interrompue de Dauvergne) et j'en ai été réjoui. On ne s'y ennuie pas : dés l'entrée dans la salle, pendant l'installation des spectateurs, la scène est animée par des acrobates de l'académie Fratellini qui s'échauffent et effectuent des exercices de plus en plus difficiles. Puis, de façon informelle (pas de salut du chef etc) l'orchestre attaque sa partition, un comédien sociétaire de l'académie française suivi des chanteurs de l'atelier lyrique entrent en scène pour la première pièce. On est au théâtre dans le théâtre, pendant la répétition, avec des chanteurs comédiens qui donnent sans compter en se faisant plaisir (on sent que c'est la dernière et que chacun est libéré). Le thème est simple: les acteurs répètent et parfois se chamaillent entre eux, avec le metteur en scène, l'auteur, le souffleur etc. La vie de répétition quoi! Le comique n'est pas désopilant, c'est un peu brouillon sans être déjanté, mais on adhère volontiers à la gaieté et au baroque de la mise en scène. L'orchestre est relativement peu sollicité, le chef (au clavecin) et une violoncelliste (en costume d'époque) ont pris une place à part entière à La répétition. En guise d'entr'acte, la transition avec Les Troqueurs est animée à nouveau par les acrobates (certaines prestations de main à main sont impressionnantes) auxquels se sont joints des jongleurs. Puis l'orchestre (très bon de mon point de vue, mais peut-être suis-je un peu partisan, Saskia en faisant partie), entame allègrement la seconde partition au rythme très soutenu. Sur scène, les 4 chanteurs protagonistes (Deux barytons et deux soprani) sont bien dans leur rôle : je n'insiste pas sur le contenu dont il en a déjà été longuement question dans ce post.
J'ai beaucoup aimé les interprétations de la soprano Olivia Doray et du baryton Alexandre Duhamel qui m'ont semblé émerger de cette sympathique production.
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Re: Les Troqueurs à Bastille

Message  Chrysemyde le Mar 8 Déc - 20:31

Merci pour ce commentaire, Jean Paul! cat
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